1967: Naissance de Gérald De Palmas
à St Denis de la Réunion
1978 : Arrivé en métropole
1980: Découverte de la musique
1987 : Sortie de son premier 45 tours
Les maux dits avec le groupe Les Max Valentins
1989 : Gérald De Palmas quitte le groupe
1994 : Sorti de son premier album La dernière année
1995: Victoire de la musique
"Révélation masculine de l'année"
1996: Naissance de son premier enfant: Victor
1997: Sorti de son second album Les lois de la nature
2000: Sorti de l'album Marcher dans le sable
2001: Victoire de la musique "Interprète de l'année"
2002: Sorti du Live 2002
2002 : Collaborations avec Johnny Hallyday, Céline Dion
2003: Naissance de son second enfant: Rose
2004: Sortie de l'album Un Homme Sans racines
Gérald De Palmas de son véritable nom Gardrinier (le nom De Palmas est emprunté à sa maman issue d’une famille réunionnaise), est né le 14 octobre 1967 à St Denis de la Réunion. Il est le dernier d’une famille de deux enfants. Sa grande sœur se prénomme Catherine, sa mère Jocelyne qui était professeur de français maintenant à la retraite tout comme le papa de Gérald un ancien géomètre. Gérald De Palmas n’a pas grandi dans un milieu artistique certes il avait un grand-père avocat et poète à ses heures Raoul Nativel mais il décédait, alors que Gérald n’était pas né. L’artiste a passé son enfance à St Denis de la Réunion, les plus belles années de sa vie déclare-t-il. Il emménage à Aix-en-Provence à l’âge de 10 ans, "J’aimais bien Aix. J’avais des super potes, l’ambiance était sympa. Mais ça parait bête, le climat c’était pas du tout ce que j’aime. Si l’on me demande de choisir aujourd’hui entre la côte d’Azur et la Normandie, je dirai la Normandie. A la Réunion, il pleut beaucoup, il y a beaucoup de passages nuageux, c’est très vert, c’est très humide. Quand je suis arrivé dans le sud, je me desséchais comme un pauvre datte au soleil. C’est un truc qui me mettait pas à l’aise… j’aime bien, j’aime bien la pluie, j’aime bien la végétation verte, luxuriante, j’aime bien ces trucs là et donc le sud c’est pas...Trop sec… "
C’est à partir de 13 ans qu’il commence à se passionner pour la musique. Par l’intermédiaire d’un de ses cousins, il découvre le ska, petit à petit il commence à acheter ses propres disques alors qu’auparavant il écoutait ceux de ses parents et l’envie de faire de la musique se fait ressentir. A 14 ans, il essaye de jouer de la guitare mais il a beaucoup de mal, il n'y arrive pas, il laisse tomber, il reprendra à l'âge plus sérieusement à l'âge de 22/24 ans.
Adolescent, Gérald De Palmas était surtout grande gueule "Quand j’étais gamin, j’étais petit. Je suis resté petit très tard : j’ai grandi à 17 ans. Aujourd’hui, je fais à peu près 1,80 mètres mais j’ai grandi très tard et donc je la ramenais beaucoup, pour faire du bruit parce que j’étais petit. Et je me suis fait un peu sécher quand même… parce qu’à la Réunion, il y a un truc ça s’appelle mukate. Ça veut dire se foutre de la gueule des gens. Et c’est un peu le sport national, on passe notre vie à se chambrer, mais quel que soit l'âge, les adultes, les vieux, les jeunes, tout le monde se chambre. Et moi, quand je suis arrivé en France, j’ai continué, sauf qu’en France, ça passait beaucoup moins bien et donc je me suis fait sécher une fois ou deux. C’est vrai qu’à partir de là, j’ai commencé à me refermer un petit peu et je suis peut-être devenu un petit peu timide à cette période là. C’est à, souvent les gens disent que je suis timide. Je pense que je suis surtout réservé. "
Plus sa passion s’accroît plus Gérald De Palmas se désintéresse des études il le déclara "Sur le plan scolaire, ça allait de moins en moins bien au fil des années. Je suis assez excessif dans ma façon de voir les choses. Avec moi, c’est un peu tout ou rien. Je passais plus de temps dans le magasin de musique qui se trouvait à 500 mètres de mon lycée qu’en cours. Après avoir raté mon bac B (ndw équivalent à un bac ES), j’ai quand même recommencé l’année de terminale uniquement pour faire plaisir à mes parents mais je ne suis pas allée jusqu’au bout...c’est là où j’ai rencontré Etienne Daho. Je lui dit que je fais des chansons (ndw, à cette époque il faisait partie du groupe les Max valentins avec Edith Fambuena et Jean-Louis Pierot) et est-ce que ça l’intéresse de produire des jeunes. Il me dit oui, il me dit fais moi écouter ce que t’as… on a avait rien évidemment, donc on se presse de faire une maquette, on lui amène et il dit c’est bien, on va faire un single. Donc trois mois après, je largue mes études, ça fait très plaisir à mes parents, et je suis parti…Ce fut un petit peu le drame, j’avais commencé à bosser, je leur avais promis d’avoir mon bac au moins et j’étais bien partit . Un jour, il y a un camion qui est venu dans la cour de la maison, j’ai prit un matelas mon ampli de basse, ma basse et je suis parti avec les Max Valentins. En arrivant, on a squatté chez une amie d’Edith, qui était très gentille d’ailleurs, et elle avait un studio, un studio, et on était à 4 là dedans, c’était la guerre nucléaire. Mais c’était sympa, c’était une période très insouciante, c'est-à-dire qu’on foutait rien, on devait faire, je sais pas, deux heures de musique par semaine. On foutait rien, c’était impressionnant, on passait de soirées en soirées et de rencard business musique. On faisait rien, tout se passait tranquillement. Mais je me suis aperçu très vite que j’arriverai pas très loin dans ce genre de processus. C’était très, très marrant. Mais si tu veux, c’est assez clair ce qui s’est passé, c’est qu’ils avaient plus d’atomes crochus avec les deux autres qu’avec moi. C’était pas du tout le même univers, mais on s’entendait très bien, et on s’entend toujours très bien, il y a pas eu d’engueulade ou quoi que ce soit, c’est juste que les choses… les choses de la vie ont fait qu' il y avait plus d’affinité avec les deux autres. Je l’ai senti rapidement, en plus, la façon dont on bossait me plaisait pas vraiment. J’avais besoin d’apprendre beaucoup, j’étais plus jeune qu’eux, et à l’époque on en foutait pas une et ça me… j’ai toujours un peu ce complexe. Ce complexe par rapport au fait de me considérer comme quelqu’un qui bosse pas assez je pense que je traîne ça depuis l’école en fait, ou je foutais pas grand-chose et j’ai gardé un petite culpabilité de ça, donc maintenant, en fait, pour remédier à ça, je bosse plus que la moyenne. Cette ambiance de début me plaisait pas parce que j’avais l’impression de retomber dans le même travers de mes années scolaires ou j’en foutais pas une et j’avais plus envie de ça, j’avais envie d’approfondir, dans au moins un domaine, et en l’occurrence la musique. "
"Donc je pars et je squatte un peu chez ma tante pour commencer parce que j’avais pas d’appart’. Mes parents étaient pas fiers à cette époque là ! parce qu’au début, comme ça a marché pas mal le premier single avec les Max Valentins, ils étaient contents et ils pensaient que c’était presque gagné et puis du jour au lendemain, je dis à tout le monde que je m’en vais. Evidemment tout le monde m’a regardé avec des yeux rond parce que j’avais quand même Etienne Daho derrière moi, un contrat en or, enfin tout allait bien quoi. Et de planter tout le monde comme ça, ils se sont dit, a y est, il nous fait u coup de calcaire. A juste titre, parce que moi je pensais que j’allais retrouver un contrat en claquant des doigts quelque part. raté, j’ai mis 7 ans, 6 ans avant d’en retrouver u autre… » j’ai bossé, j’ai appris à faire des chansons. Justement, j’avas besoin de ces années là, pour bosser vraiment et apprendre, pour mûrir musicalement. J’ai appris tout seul et quand j’avais des gros problèmes d’harmonie, que je me sentais vraiment bloqué, j’allais prendre des cours avec un prof en particulier. Je prenais 5, 6 mois de cours, j’apprenais des trucs, je les utilisais et tu, vois, j’avançais comme ça et dès que j’avais un manque je repartais voir un prof et ainsi de suite. Mon père m’a aidé dans les deux premières années qui ont suivi mon départ des Valentins et après j’ai trouvé du boulot, je me suis débrouillé tout seul grâce à un ami qui s’appelle Philippe Bensousan qui a un studio qui s’appelle le Studio Time à Puteaux et il m’a donné du boulot chez lui, j’étais programmateur de synthés. Mais ça restais toujours dans la musique, dans ces trucs là, et je jouais de la basse pour des gens, j’ai fait quelques séances, quelques concerts et voilà. Mais je vivais avec peu de choses en fait, j’étais dans un studio, je sortais pas, je faisais que travailler, que faire ma musique"
"Le souvenir que je garde de mon premier album sont de bons souvenirs en tous les cas. Ceci dit, ce n'était pas très impressionnant vu de l'intérieur. Les gens disent que c'était un succès fulgurant, que je venais de nulle part et que ça marchait fort, alors qu'en fait ce fut très long. La promotion du disque a duré un an et demi, ou deux ans. Au départ, on a fait l'album sans rien calculer. J'ai tenté d'y apporter une certaine égalité, qu'on puisse l'écouter du début à la fin, sans privilégier à l'avance deux ou trois chansons... Je déteste les albums dont je ne peux écouter que deux ou trois titres. Quant au choix du single, il s'est opéré assez naturellement. Il y a dans "Sur la Route" une certaine accessibilité, un côté un peu symbolique, "roots" ... Je n’attendais pas un succès comme celui-ci mais c’est ce que j’espérais le plus. A cette époque, je portais des costumes à la James Bond, c’était très pratique, parce que c’était une tenue quand t’arrive le soir et puis qu’il faut sortir, jouer ou quoi que ce soit, bah voilà, t’as ton costume, tu le met et tu réfléchis pas. Mais j’étais pas bien dedans."
Propulsé en haut de l’affiche, il part sur la route faire plus de 300 concerts. Des concerts qu'il redoutait, ils lui faisaient très peur car il en avait très peu fait, lors de ses concerts, Gérald se basait surtout sur ce que les gens pouvaient entendre, il se focalisait sur sa musique et sur sa performance vocale ce qu’il le mettait en danger vocalement, s’il n’était pas dedans ça devenait une catastrophe car le public le ressentait. C’est le 12 avril 1995 au Café de la danse qu’il réalise un "vrai" concert devant une salle pleine. Avant de revenir en 1997, avec un nouvel album "Les lois de la nature", Gérald De Palmas se marie avec Gwen, il devient papa d’un petit garçon prénommé Victor (1996), achète une maison dans l’ouest parisien et il change littéralement son mode de vie. "J’étais solitaire avant de me marier, d’avoir un enfant, j’aimais bien ça. Mais paradoxalement maintenant je ne peux pas vire sans ma femme. Je deviens fou ouais. C’est un sacré moteur. Je pense que le côté travail aussi, ça vient d’eux. Le fait de me bouger, c’est grâce à eux. S’ils étaient pas là je pense que de temps en temps je baisserai un peu les bras. Je deviendrais pitoyable, je fumerais trop. Je suis assis, je fais rien, c’est pitoyable. Moi j’ai une proportion à l’autodestruction. Donc, des fois… c’est un cercle vicieux ce truc là, toujours : tu rentres là dedans, tu lâches tout quoi et tu fumes, tu fumes, tu fumes, moi je bois pas donc… mais si je buvais ça serait un massacre… ça serait un massacre ! Heureusement j’essaye de chance, je bois pas. Mais bon, voilà quoi tu vois, le petit côté autodestruction. Et le fait d’avoir famille ça aide "
Ce deuxième album n’obtient pas le même succès que le précédent «J'ai peut-être pris un virage musical trop rapide. Et les gens aiment légitimement retrouver dans ton deuxième album plus ou moins ce que tu as déjà fait dans le premier. C'est tout à fait compréhensible, et moi j'ai pris ça un peu par-dessus l'épaule. J'aurais dû me concentrer plus, ou faire ça plus intelligemment, c'est-à-dire changer un peu de style si j'en avais envie, mais par petites touches, sans trop déstabiliser les gens. Il y a cette raison et sûrement plein d'autres : Peut-être ne suis-je pas assez parti en tournée pour défendre ce second disque. En plus, je ne m'entendais pas super bien à l'époque avec ma maison de disques, ce qui n'aide pas non plus les choses. Il y a donc plein de petits trucs qui font que ça n'a pas marché. Après cela, je suis entrée dans un cercle vicieux. Qui fait que t’es pas content de ce que tu écris, donc être déçu par ce que tu fais, c’est une sensation très désagréable, donc tu écris de moins en moins finalement au bout d’un moment pour pas être déçu par ce que tu fais. »
Après avoir passé 2 ans et demi à galérer, ayant perdu toute confiance en moi. J'avais réussi à composer 4 ou 5 chansons mais sans textes. J'avais besoin que quelqu'un m'aide, quelqu'un à qui parler surtout. J'avais tellement besoin d'être rassuré par rapport à ce métier ... j'ai trouvé cette personne en Jean-Jacques que je connaissais et dont j'avais toujours bien aimé la façon de voir son travail. J'ai eu la chance qu'il accepte de faire ce texte. On a beaucoup discuté et il m'a redonné confiance. Le simple fait d'accepter d'écrire pour moi m'a rassuré sur la qualité de mes compositions. Il m'a dit : " l'important, c'est de faire une musique par mois " Effectivement on n'a pas besoin de faire des chansons tous les jours ... une par mois c'est déjà bien ! Ca a l'air un peu naïf comme ça mais c'est pourtant ce qui s'est passé dans les faits. Il n'a pas cherché à se poser en donneur de leçons. Alors que je n'avais rien fait pendant plus de 2 ans, il s' est passé un déclic psychologique en moi et j'ai écrit tout le reste de l'album en 5 mois. Quand, je suis allé le voir j’étais un peu à 200km de penser au « Qu’en dira-t-on ? »
J’ai tellement flippé sur le troisième album, j’étais pas partit en concert vraiment sur le deuxième album, très peu, beaucoup moins que sur le premier et je ne suis pas vraiment allé défendre l’album. Donc je voulais pas que ça se reproduise. Je me dis : si je fais un album, je fais tout pour qu’il arrive jusqu’au oreille des gens quoi, au moins ça. Après, qu’il marche, qu’il marche pas, c’est pas à moi que ça appartient, mais au moins je me donne toutes les chances de faire arriver les chansons jusqu’aux oreilles des gens.» Le résultat de cela fut : 180 concerts en an et demi et des concerts complets. Suite à ce succès et cette reconnaissance du public. Il est sollicité par les plus grands. Johnny Hallyday le sollicite pour son album « A la vie à la mort », Céline Dion reprends Tomber et le sollicite pour son album en français. En 2003, après trois album et 180 dates. Gérald De Palmas sort son premier live « Il y a trois ans, je ne pensais pas faire de live du tout. On a commencé cette tournée sans penser à enregistrer. On a commencé dans des petites salles, sans du tout savoir comment ça allait se penser. Ce n’est qu’ à la centième date qu’on a décidé de faire un live et d’enregistrer. Il s’était déjà passé un an…J’ai fais ce live pour moi, et pour les gens aussi. Le but d’un live, c’est quand même de réveiller des souvenirs pour tous. Ce qui est bien dans un live c’est qu’on peut faire des arrangements un peu différent. On peut redonner un peu de sang neuf à une chanson.»
Après deux ans d'absence Gérald De Palmas revient avec un nouvel album "J'ai fait un long break avant de m'y remettre. Après la dernière tournée et mon album live, j'ai passé un an et demi sans écouter de musique et sans en composer. Je n'avais plus l'envie viscérale de jouer comme quand j'avais 14 ans. J'ai donc fait un jeûne total. Je me suis occupé de ma famille, j'ai eu un deuxième enfant, Rose une petite fille. J'ai senti que l'envie revenait vraiment en avril dernier. Là, j'ai écrit ce disque en un mois et demi. J'avais vécu un tel calvaire, un tel vide créatif après l'échec des Lois de la Nature que j'ai pris les devants ! Je me suis mis en état de frustration totale. Du coup, plein d'idées venaient, passaient, mais en tout cas restaient sans doute quelque part dans mon esprit. Au terme de cette cure d'abstinence, je m'y suis mis. Et cela a fonctionné à fond. Quand j'ai ouvert les vannes, la grosse vague était là." Gérald De Palmas propose un album fidèle à la logique de Marcher dans le sable mais un peu plus autobiographique. On le remarque notamment grâce aux titres Dans la cour écrit avec ses souvenirs et à Un homme sans racines. "Je voulais parler des racines, ça fait un moment que ça me trottait dans l'esprit. Je sais pas, je pense qu'au fur et à mesure c'est l'âge aussi qui fait ça, c'est que de plus en plus j'ai l'impression de perdre mes souvenirs et de ne plus savoir d'où je viens. Je suis parti de l'île de la Réunion assez jeune, c'est très loin donc j'y vais assez rarement. Ma famille est dispersée un peu à droite à gauche donc il n'y a pas de noyau familial, il n'y a pas de lieu géographique, il y a cette île mais il n'y a plus cette maison, il n'y a plus de truc précis, d'endroit et donc ça me manque. Arrivé à un âge quand on essaye d'avoir sa propre famille, ses enfants on a besoin de temps en temps de fondations pour construire, de temps en temps je ressens le manque de ça."
Sur la route de Gérald De Palmas - 2001-2007
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